Peintures, peinture
Exposition au Village, Bazouges-la-Pérouse
Mars-Mai 2015.

Pour mon exposition à Bazouges la Pérouse, les principales questions qui se sont soulevées étaient : quoi exposer, et comment ? Questions standard, inhérentes à toute exposition et d'une banalité acquise.

La question du choix est une donnée fondamentale dans ma pratique de peintre. Fondamentale car le plus souvent inexistante ; le choix de la couleur, du geste ou de la composition étant volontiers nié au profit d'une production de surface, de remplissage. Le questionnement de la peinture est décalé vers les moyens et les techniques pour peindre. Il s'agit ensuite d'assumer un résultat aléatoire et systématiquement différent.
J'ai donc choisi de ne pas choisir, et d'emmener toutes les peintures que j'ai à disposition à l'atelier. Choix qui peut se révéler dangereux. S'agit-il d'une vue d'atelier ? D'un transfert d'espace de stockage ? D'une volonté primaire de remplir l'espace ? D'une rétrospection ? D'une installation ? D'une réserve ? S'agit-il vraiment d'une exposition de peintures ?

110 tableaux sont présentés, produits entre 2008 et 2015. Sans parler de « rétrospective », on peut parler d'inventaire. Le mode de présentation est défini par des contraintes de formats (les plus grandes en premier, contre le mur) et de rangement, et non par des raisonnements esthétiques ou chronologiques. Il en résulte des peintures partiellement cachées par d'autres, en même temps qu'une visibilité de l'ensemble de ma production, sans sélection, et donc une totale transparence.

L'accrochage-commissariat de cette exposition s'est réparti entre cinq personnes. Une sélection s'est opéré durant cette durée, conduisant à la destruction de 14 tableaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

Peinture descendant l'escalier